Hip hip hip ! IPA !

Frix

Voilà, après un été bien mouvementé, la deuxième session des British Brews a eu lieu lundi. Pour ce brassin, j’ai décidé de partager l’expérience avec une pote qui était motivée pour « un petit stage brasserie ». Maintenant que je suis plus à l’aise, c’est très plaisant de pouvoir montrer et partager ce que je trafique avec mes cuves.

Donc déjà mention spéciale @Delph pour le coup de main et la participation, l’intérêt. C’était super et elle a été très efficace. Un chouette moment de partage, dans l’esprit Brassam !


Le brassin

Nous avons donc brassé une English IPA. Ah, les IPA… Je ne vais pas partir sur le sujet mais j’adoooooooooore ces bières. Alors du coup, brasser ma propre version, c’était assez terrible. D’ailleurs, si vous en avez par chez vous, je vous les conseille plus que vivement !


Même process que pour le Brit’ Brews #1. Petite amélioration : monter l’eau d’empâtage (avant l’introduction du malt concassé) à 70 / 71° (et pas à 76° comme le préconise Beersmith). Avec 13 à 15 kg de malt, la maische est pile poil à 68°, impeccable.

Rien à signaler en foirage si ce n’est que le fourquet plastique « tapette à mouche » a rendu l’âme. Vu la qualité du truc, de toute façon, il était clair qu’il n’allait pas faire 50 brassins… Mais ma « stagiaire » a su faire preuve d’initiative et de qualités bricolage : 2 cuillères en bois assemblée et ça l’a fait. De toute façon, un brassin avec zéro imprévu, c’est pas encore connu, hein… Ca fait le charme de l’artisanal !

De plus, il ne me restait plus assez de chaussettes à houblon (mauvaise anticipation !), on a du faire plein de petits sacs de houblon avec… des compresses stériles ! J’avais l’impression d’être dans Weeds. Et pour toi ce sera quoi, 30 grammes ? Bon, il y avait plein de petits sacs dans le mout mais ça l’a fait.

Levures préparées en starter, 5 jours avant ce coup-ci vu qu’elles patientaient tranquillement au frais depuis le mois d’avril. Première expérience de pied de cuve sur plusieurs jours, ça s’est bien passé. Bon ben sûr, ça sera amélioré avec un agitateur magnétique mais chaque chose en son temps. Au bout du 2è jour, les levures se sont réveillées, ça bullait bien dans l’erlen. Pour ce brassin j’ai utilisé de la Wyeast London Ale.

Démarrage de la journée vers 8h par le concassage de près de 13kg de malt, ça fait les bras ! Le reste de la journée s’est poursuivi tranquillement, sans stress. Je n’ai pas repassé le moût en filtration, pour l’instant, je ne me sens pas de gérer ça, on verra plus tard. A 18h30-19h, le matos était briqué, nettoyé, en séchage et les fûts en place pour la fermentation.

La fermentation a démarré, comme pour la Brit’ Brews #1 dans les heures qui ont suivi la mise en place des fûts. Mardi matin, il y avait une couche de krausen, ça bulle bien ! L’odeur qui se dégage des barboteurs est déjà bien agréable !

Suite du programme : changement de fût lors du passage en secondaire et dry hopping ! (ah la technique que je veux tenter depuis un moment…) On verra au goût qui se démarque à l’issue de la fermentation primaire mais l’idée est de partir sur un assemblage de houblons Fuggles/East Kent Goldings. J’ai utilisé du East Kent pour la première fois lors de ce brassin et je dois dire que l’odeur/arôme qu’il dégage est juste super ! Sur les houblons utilisés cette année, le Challenger est celui qui « cogne » le plus au niveau du nez, costaud le truc ! Le Fuggles, utilisé pour l’English Bitter et celle-ci est assez « terreux » mais plus fin que le Challenger. Des 3, pour l’instant, l’EKG, c’est le top de mon point de vue. On verra ce que ça donne à la dégustation.

Il y a 50L dans les fûts. Si tout se passe bien, elle devrait être prête en octobre.


Dégustation English Bitter (Brit’ Brews #1)

Petit retour d’expé sur cette cuvée. Le brassage a eu lieu il y a 3 mois. Ca s’est bien passé, je suis très contente des produits de chez Malt Miller.
Le starter a bien fonctionné. Par contre, il me restait du CO2 résiduel à l’embouteillage :think: , du coup, j’ai mis moins de sucre que pour le dernier brassin, ma grande angoisse était que les bouteilles pètent pendant les vacances. Donc 6g/L au lieu de 7.
Pas eu le temps de faire une garde au frais de suite, j’ai seulement remis en route mon frigo brassage la semaine dernière. Mieux vaut tard que jamais…

Bon sinon : bulle fine mais bien, ni trop, ni trop peu de mon point de vue (trop de bullage ça fait limonade), fine couche de mousse à faible persistance. Une belle couleur rousse, là dessus je suis satisfaite.

A la dégustation, pour l’instant, tous les gouteurs/gouteuses, l’ont trouvée bonne, bien parfumée mais aussi pas écoeurante et agréable bien fraiche. Une bière de soif bien aromatique quoi. Ca tombe bien, c’était le but recherché. Un pote m’a dit que, selon lui, il faudrait un peu plus de corps en fin de bouche mais bon, ce gars préfère les ambrées bien « musclées ». Je note la remarque mais le but, justement, n’était pas de faire une ambrée mais vraiment un style English Bitter.

De mon point de vue, il faut voir comment elle évolue déjà avec un peu de garde. Ceci dit, à améliorer : la clarification. Parce que là, c’est vrai qu’elle fait un peu épaisse… Quand je serai un peu plus à l’aise, je pense qu’il sera indispensable de repasser le moût lors de la filtration (ce que, j’avoue, je ne fais pas pour l’instant :? ) et puis de faire une bonne garde au frais. A améliorer : peut-être effectivement un chouilla d’amertume en plus. Mais bon, elle sent très bon. Enfin voilà quoi, à refaire, à affiner, à travailler mais la base de départ est très satisfaisante, je suis contente :dance: La preuve d’ailleurs, le stock est déjà bien descendu entre ma moitié, moi et les potos. Enfin, bon potentiel, à affiner. Ceci dit, maintenant, après 3 mois, elle commence à être vraiment bien donc, je vais en refaire l’an prochain sans soucis.


Suite du programme

Il me reste pas mal de stock de malt et des levures. Il va falloir refaire une commande de houblon mais le projet, pour finir la saison, est de brasser la troisième partie du triptyque britannique de cette année avec une blonde, une Ale de soif, très simple. Je suis encore en train de faire des recherches mais ça sera sans doute avec un seul malt voire 2 mais c’est tout. Sur le houblonnage, à voir, j’hésite encore.

Je vais sans doute investir dans 2 autres fûts, histoire de profiter des températures clémentes du moment et de faire fermenter plusieurs brassins en même temps (ou quasi). La question c’est : est-ce que je vais rebrasser dans les 3/4 semaines à venir ? Si je peux, sans aucun doute !

Laisser un commentaire

Name*
Email*
Url
Your message*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>